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La Bouzaise
Le mot Bouzaise Etymologie
d'après Charles AUBERTIN dans "Les rues de Beaune":
"Je
n'hésite pas à y déterrer le radical
celtique
"bos", bois, et "es", rivière, "is" n'étant
qu'une
superfétation latine.(...) Du reste, le mot celtique "bos",
radical du bas-latin"boscus" confirme un fait
généralement connu : que la source
était
environnée de bois ou tout au moins de bocages."
La bouzaise
fut longtemps appelée populairement "La Bourgeoise".
D'autres
donnent à ce nom une origine différente:
"bosisis" ,
bois sacré où l'on
célébrait le culte
d'Isis chez les Eduens. La source, bien sûr , était chez les
anciens
un lieu de culte.
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Si
Levernois n'a pas d'Histoire , elle a comme tout
village , ses historiettes...
La cigogne sur la place... Au centre du village ,
la place présente un petit monticule de terre, (l'hauterot),
planté de trois platanes. Située près
de l'église, elle accueillait autrefois les
assemblées communales et les fêtes.(photo ci-dessus et
récits ci-dessous)) Le 11 juin 1781, la
femme du charron , Françoise Mauguin, fut prise à
la messe par les douleurs de l'enfantement, et transportée
en hâte sur la place du village, elle mit au monde un petit
garçon qui, toute sa vie, fut appelé Jean de
l'Hauterot : par la suite il donna son nom à la place actuelle ainsi
qu'à la salle communale.
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LA
PLACE
"Avant
la Révolution, l'organisation municipale était
peu compliquée dans nos campagnes ou, pour mieux dire, il n'y
en avait pas du tout. Ni maire , ni adjoint, ni conseil municipal.
Survenait -il une affaire qui intéressât la
Communauté, comme on disait alors; les habitants se
rassemblaient au son de la cloche sur la place de l'hauterot,
délibéraient en plein air, et à la
pluralité des voix prenaient leur résolution."
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Le louage des domestiques
"Il avait lieu chaque année le 24 juin, jour de
Saint-Jean-Baptiste, fête patronale du lieu...(carte-photo ci-dessus)
On y venait de cinq à six lieues à la ronde.
Dès cinq heures du matin, le flot des serviteurs et des
maîtres envahissait le cimetière et la place de
l'église(...) La foire ouverte, des gens qui ne se
connaissaient pas, qui ne s'étaient jamais vus entraient en
pourparlers et, moyennant des ahrres, s'engageaient mutuellement pour
une année.
A dix heures du matin, la place était vide; le domestique
était libre ce jour-là et ne gagnait la maison de
son nouveau maître que le soir et souvent le lendemain. Comme
dans tous les marchés, l'offre dépassait parfois
la demande. Aussi vers le milieu du jour voyait-on errer ça
et là, comme des ombres exclues de la barque, des groupes
désolés. C'étaient des gens qui, ayant
perdu leurs anciens maîtres, n'en avaient point
trouvé de nouveaux. Une ressource leur restait pourtant;
huit jours plus tard venait la Saint-Pierre, fête de
Meursanges. C'est là que se rendait le résidus de
Saint-Jean-Baptiste."
Vers
la fin du XIXème siècle cette coutume se perdit
mais la fête demeura jusqu'à la seconde guerre
mondiale. En 1981, le comité des fêtes du village
la fit renaître. Elle s'appelait la "Fête de
l'Eté". Cette manifestation a été abandonnée en 1997 en
raison de la difficulté à faire participer le
village.
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Les mariages
"(...)Les
noces se rendaient à l'église au son du violon.
Tous entraient dans le Saint lieu à l'exception des jeunes
gens qui restaient sous le portail pendant la
célébration de la messe de mariage.
L'un d'eux faisant office de thuriféraire agitait en mode
d'encensoir, un vieux sabot suspendu à une branche d'osier,
remplie de poix, de chiffons, de vieux cuirs et de charbons
allumés.
Ce manège durait jusqu'à la sortie des
époux. A peine paraissaient -ils sur le seuil que les jeunes
gens se précipitaient, puisaient à l'envi dans le
sabot, et de tous les parfums qu'il contenait barbouillaient
outrageusement le nouveau couple. Le plus simple était de se
laisser faire et de bonne grâce. Toute résistance
n'aboutissait qu'à un redoublement d'avanies dont la
toilette des patients avait fort à souffrir. Cette bizarre
cérémonie dont j'ai été le
témoin, et qui symbolisait apparemment les
épreuves de la vie conjugale, a duré jusqu'au
mariage de Claude Laboureau, instituteur à Bligny sous
Beaune, avec Marie Lécrivain, fille de Bénigne
Lécrivain, instituteur au Vernois, mariage
célébré le 17 janvier 1832."
J.B PIGNOLET - Extraits
de "Notice sur le Village du Vernois - 1890
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Les
rues ont la parole...
Comme
beaucoup d'autres villages de notre " Douce France", notre commune
d'avant-guerre ressemblait un peu à celui de Peppone. D'un
côté , il y avait les villageois croyants,
fidèles à la messe dominicale, et de l'autre les
non pratiquants, mécréants de tous poils, qui
passaient droit devant l'église , comme des
Cucugnanais!...Le hasard avait regroupé les deux clans dans
deux quartiers différents, et si aujourd'hui les
sensibilités idéologiques interviennent moins
dans les rapports entre les individus, il en allait autrement
à cette époque marquée par la vieille
querelle de la faucille, du marteau et ...du goupillon! En outre, comme on
n'avait pas la possibilité de se divertir à
l'extérieur, on s'amusait avec la vie locale .Ainsi les
habitants avaient -ils rebaptisé la rue basse "rue des
Soviets" et la route de Combertault "rue de Rome "! Un peu pompeux ,
mais pourquoi pas? Enfin bref, c'était le bon vieux temps,
celui de Don Camillo aux couleurs levernoisiennes...
"Histoire de
Madeleine-Josèphe" la cloche de l'église
La cloche a
été refondue en 1961 car elle
était
fêlée ! D'après
les anciens, cette
« blessure »
lui avait été infligée un
jour de baptême. A cette époque les enfants
de chœur ne sonnaient pas à la volée,
mais frappaient la cloche avec un maillet
.
Or, ce
dimanche-là, une famille de Levernois,
après avoir eu six garçons, avait enfin le
bonheur de baptiser une fille. Alors, est-ce
la joie
débordante qui donna une telle énergie aux
garçons ? Toujours est-il qu’elle ne
résista pas aux coups de maillet et qu’une
fêlure s’en suivit qui la fit tinter comme une
casserole ! Il fallut donc
la refondre.
Les
anciens se souviennent de son baptême à
l’église, une cérémonie qui
ressemble au
baptême d’un enfant : elle
trônait dans la nef, posée sur des
tréteaux, dans
son habit de fête, et à la
fin de la bénédiction , les fidèles
avaient
été invités à
défiler les uns
après
les autres, pour la toucher tout en
formulant un voeux.
Son
ascension dans le clocher se fit à bras d’hommes.
A cette époque, le cimetière
était encore au cœur du village et les cordes du
palan avaient été accrochées
aux tombes
Et puis un
jour, la cloche s’est tue jusqu’à ce
que le conseil municipal décide en, 2001, de la réveiller en
installant un système électronique qui
l’actionne
automatiquement.
C’est
ainsi que Madeleine-Josèphe ponctue aujourd’hui
nos journées comme au bon vieux temps !
André
MONNOT raconte la libération du village le 7
septembre 1944
Prom'nons nous au
"Vernois"
(ancienne
orthograple)Vous
n'y rencontrerez pas le loup puisque le dernier fut tué au
village en
1870 La
rue de l'
"éxécution" fut naturellement
baptisée "la
rue au Loup." Mais vous rencontrerez ,lors de votre balade ,de
nombreux écureuils qui peuplent les parcs. Alors, venez
flâner... |